Collections > Electronic Theses and Dissertations > La représentation des objets dans le nouveau nouveau roman
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Le Nouveau Nouveau Roman, comme un genre, est non seulement une notion récente, mais il manque aussi d’une définition unanimement reconnue. Les textes critiques sur le Nouveau Nouveau Roman ont souvent pour but d’illustrer la notion de Postmodernisme. Il nous est apparu qu’il manquait une étude approfondie des textes du Nouveau Nouveau Roman. Nous avons choisi cinq auteurs contemporains en particulier: Jean-Philippe Toussaint, Hélène Lenoir, Pascal Quignard, Jean Echenoz et Marie NDiaye ; ainsi que Claude Simon, qui sera considéré comme une transition entre le Nouveau Roman et le Nouveau Nouveau Roman. Cette étude débute avec le changement de la voix dans la narration juste après la seconde Guerre Mondiale. La voix de l’auteur s’est réduite à une expérience personnelle, et a perdu son ambition universaliste. L’évolution de la description dans la narration contemporaine coïncide avec les nouvelles préoccupations de la philosophie du milieu du 20e siècle. Nous le constaterons en comparant les travaux de Walter Benjamin, Jean-Paul Sartre, Albert Camus, Roland Barthes, Michel Foucault et Jean-François Lyotard. Depuis les années 70, la représentation des objets apparaît comme un nouvel enjeu. En France, cet enjeu a suivi une approche différente du Postmodernisme américain. Nous l’illustrerons, entre autres, avec les travaux d’Erich Auerbach, Pierre Brunel, Ginette Michaux et Linda Hutcheon. Cette nouvelle perception de notre environnement a aussi apporté un nouveau regard sur la littérature. L’avènement du Nouveau Nouveau Roman nous est apparu comme le signe d’une position plus ouverte et moins radicale sur le rôle tenu par la représentation des objets dans la narration. Nous analyserons la fonction critique de la représentation des objets dans le récit contemporain. La représentation des objets redéfinit la narration et la place des personnages dans le récit contemporain. Avec la représentation des objets, la littérature contemporaine reconsidère également son expérience avec le quotidien. Cette réécriture est douloureuse, et dévoile le profond malaise de l’individu dans une société qui le dépersonnalise et tend à le placer au même rang que les objets de consommation courante.